Vous descendez de l’avion à Olbia, vous montez dans votre voiture de location, et dix minutes plus tard la mer apparaît. Pas n’importe quelle mer , une eau turquoise tellement irréelle qu’on se demande si quelqu’un n’a pas retouché le paysage en post-production. Les plus beaux endroits de Sardaigne vous frappent comme ça : sans prévenir, même quand on s’y attendait un peu. Pourtant, cette île italienne reste bizarrement méconnue des voyageurs francophones, qui préfèrent la Côte d’Azur ou les îles grecques. C’est leur perte. Coincée au cœur de la Méditerranée, à deux heures de vol de la France, la Sardaigne regroupe des plages qui rivalisent avec les Caraïbes, des villages oubliés du temps et des paysages sauvages qui n’ont rien à envier à personne. On a sélectionné 15 incontournables pour vous aider à construire un itinéraire sans tourner en rond. Découvrez aussi notre escapade nature et saveurs dans le sud sarde et explorez les plus beaux pays du monde.
En bref :
- ● La Sardaigne est la deuxième plus grande île de Méditerranée, avec plus de 1 800 km de côtes et une diversité de paysages remarquable.
- ● Les plus beaux endroits se répartissent entre le nord (Costa Smeralda, La Maddalena), le centre-est (golfe d’Orosei) et le sud (Cagliari, Chia).
- ● La meilleure période pour visiter l’île s’étend de mai à octobre, avec un pic touristique , et des prix en hausse , en juillet-août.
- ● Une voiture de location est quasi indispensable pour accéder aux plages isolées et aux villages de l’intérieur.
- ● L’île compte plusieurs sites classés UNESCO, dont Su Nuraxi di Barumini, nuraghe vieux de 3 500 ans.
- ● Le budget moyen pour une semaine oscille entre 800 et 1 500 euros par personne selon la saison et le standing choisi.
- ● Alghero et Cagliari sont les deux villes les mieux desservies par les vols low-cost depuis la France, avec des liaisons directes toute la saison.
Les plus beaux endroits de Sardaigne au nord : La Maddalena, Costa Smeralda et Alghero
L’archipel de La Maddalena : eaux turquoise et parc national marin
Le ferry part de Palau, vous payez environ 3,50 euros, et quinze minutes plus tard vous êtes ailleurs. L’archipel de La Maddalena regroupe 7 îles principales dans un parc national marin fondé en 1994, l’un des plus intacts de toute la Méditerranée. L’eau y est d’une clarté qui fait douter de la profondeur réelle.
Caprera mérite qu’on s’y arrête : Giuseppe Garibaldi y a fini ses jours, et sa maison est devenue musée. Plus spectaculaire encore, Budelli abrite la célèbre Spiaggia Rosa, une plage au sable légèrement rosé. L’accès direct est désormais interdit pour la protéger, mais on peut l’admirer depuis l’eau.
La Costa Smeralda : entre criques sauvages et jet-set internationale
La Costa Smeralda a été créée de toutes pièces dans les années 1960 par l’Aga Khan, qui a repéré dans ces quelques kilomètres de côte sarde un terrain idéal pour les milliardaires. Il n’avait pas tort. Porto Cervo, le cœur de cette Sardaigne dorée, ressemble souvent à un catalogue de yachts de luxe qui prend vie.
Mais voici ce qu’on omet généralement : à 10 kilomètres des marinas saturées, des criques splendides sont accessibles à pied ou en kayak, souvent vides. Les plages restent légalement gratuites et publiques en Sardaigne, même si les transats et parasols des établissements privés coûtent entre 18 et 55 euros la journée. Vous n’êtes jamais obligé de les louer.
La beauté naturelle de la Costa Smeralda est réelle, presque agressive tellement l’eau est bleue. Le côté bling-bling, lui, reste entièrement optionnel. C’est l’un des endroits de Sardaigne où l’on peut vivre deux expériences radicalement différentes selon son budget , et c’est finalement ce qui en fait le charme.
Alghero : la ville médiévale aux accents catalans
Alghero est une anomalie délicieuse. Cette ville du nord-ouest de la Sardaigne parle encore catalan , ou plutôt une version locale appelée alguerès , parlée par quelque 20 000 personnes. Les remparts du XVIe siècle qui entourent la vieille ville piétonne donnent à l’ensemble une allure de décor cinématographique.
À 15 km au nord se trouvent les grottes de Neptune, qui s’ouvrent au pied de falaises vertigineuses. Deux façons d’y arriver : en bateau depuis le port (la meilleure option), ou en descendant un escalier de 654 marches taillé dans la roche. Côté pratique, Alghero bénéficie de vols directs depuis Paris, Lyon et Marseille, ce qui en fait une excellente base pour explorer tout le nord-ouest de l’île.
| Destination | Ambiance | Budget | Accès |
|---|---|---|---|
| La Maddalena | Nature préservée, eaux cristallines | Modéré | Ferry depuis Palau (3,50 €) |
| Costa Smeralda | Luxe et criques sauvages | Élevé à très élevé | Voiture, depuis Olbia |
| Alghero | Ville médiévale, culture catalane | Accessible | Vols directs depuis la France |

Les endroits les plus sauvages de Sardaigne : golfe d’Orosei et Cala Goloritzé
Le golfe d’Orosei : les plus belles plages sauvages de Sardaigne
Il existe des endroits qui font douter de la réalité. Le golfe d’Orosei en est un. Régulièrement cité comme l’une des plus belles côtes d’Europe, ce tronçon de littoral à l’est de la Sardaigne déploie des falaises calcaires blanches qui plongent directement dans une eau d’un bleu presque indécent. Et la plupart des plages ? Aucune route pour les atteindre. C’est précisément ce qui les a sauvées.
Le parc national du golfe d’Orosei et du Gennargentu couvre 73 935 hectares , le plus grand parc naturel d’Italie. Depuis Cala Gonone ou Santa Maria Navarrese, des excursions en bateau permettent d’atteindre les plages les plus spectaculaires. Prévoyez entre 25 et 50 euros selon le forfait.
À voir absolument : Cala Luna avec son arche naturelle, Cala Mariolu et ses galets blancs immaculés, Cala Biriola et ses eaux translucides. Sans oublier les grottes du Bue Marino, accessibles en bateau depuis Cala Gonone , des cavernes marines où vivaient autrefois des phoques moines.
| Plage | Accès | Difficulté |
|---|---|---|
| Cala Luna | Bateau ou randonnée (2h) | Modérée |
| Cala Mariolu | Bateau uniquement | Facile (en bateau) |
| Cala Biriola | Bateau ou sentier côtier | Modérée à difficile |
| Cala Goloritzé | Randonnée (45 min) ou bateau | Modérée |
Cala Goloritzé : la crique emblématique qu’on n’oublie pas
Si la Sardaigne devait n’avoir qu’une seule carte postale, ce serait celle-ci. Cala Goloritzé est classée monument naturel depuis 1993 , et quand on la voit, on comprend pourquoi immédiatement. Une aiguille rocheuse de 143 mètres surgit de l’eau, l’eau elle-même passe du vert émeraude au bleu cobalt selon l’heure, et la plage de galets blancs complète le tableau.
Deux façons d’y accéder. La première : la randonnée depuis Baunei, environ 45 minutes de descente sur un sentier bien balisé, niveau modéré , il faut juste penser à remonter ensuite, ce qui prend un peu plus de temps. La seconde : le bateau depuis Cala Gonone, pour environ 35 euros. Les deux valent le coup selon votre envie du jour.
En haute saison, un quota journalier de visiteurs est appliqué. La réservation est obligatoire , ne pas s’y prendre à l’avance, c’est risquer de faire le chemin pour rien.
Cagliari et le sud de la Sardaigne : histoire, lagunes et plages de Chia
On atterrit à Cagliari, on fonce vers le sud ou vers le nord, et on traite la capitale comme un simple point de transit. C’est une erreur. Cagliari est une vraie ville à vivre, avec ses 150 000 habitants, ses marchés animés, ses terrasses et ses couchers de soleil sur les lagunes. Et puis il y a les flamants roses.
Oui, des flamants roses. À dix minutes à peine du centre-ville, les lagunes de Molentargius accueillent jusqu’à 10 000 individus entre septembre et mars. La première fois qu’on les aperçoit depuis la route, on se frotte les yeux. Ce n’est pas un zoo, c’est la nature, en pleine ville méditerranéenne. Difficile de trouver un contraste plus saisissant.
Le quartier de Castello, perché sur sa colline, mérite une demi-journée complète : remparts, cathédrale, panorama sur toute la baie. En bas, le quartier de Stampace et ses ruelles animées offrent une vie locale authentique loin des circuits touristiques.
Plus au sud, les plages de Chia offrent un autre visage : dunes de sable fin, eau peu profonde et turquoise, idéales pour les familles. Villasimius et ses lagunes proposent une ambiance plus animée, avec une infrastructure touristique bien rodée. Pour explorer tout ça en profondeur, notre escapade nature et saveurs dans le sud sarde vaut vraiment le détour.
| Plage | Caractéristiques | Public cible |
|---|---|---|
| Chia | Dunes, eau peu profonde, sable fin | Familles, couples |
| Villasimius | Lagunes, infrastructure touristique | Tous publics |
| Costa Rei | Longue plage sauvage, eau cristalline | Amateurs de nature |
Sites archéologiques et villages pittoresques : les endroits de Sardaigne hors des sentiers battus
On vient en Sardaigne pour les plages, c’est évident. Mais si on repart sans avoir compris d’où vient cette île , sa civilisation propre, ses pierres millénaires, ses villages accrochés à la montagne , on n’en a vu que la surface. Et quelle surface on manque.
Su Nuraxi di Barumini est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997. Ce nuraghe construit vers 1500 av. J.-C. est le plus spectaculaire de l’île , et ils sont plus de 7 000 en Sardaigne. La visite guidée est obligatoire, comptez environ 10 euros. L’effet est saisissant : ces tours de basalte noir ont traversé 35 siècles.
Le site de Tharros, sur la péninsule du Sinis, superpose des couches phéniciennes, puniques et romaines face à la mer. L’entrée coûte environ 5 euros. Peu fréquenté hors saison, c’est l’un des endroits les plus évocateurs de toute l’île.
Bosa mérite le détour pour une raison simple : elle est belle. Maisons colorées en cascade sur la colline, château médiéval, et en bas, la rivière Temo , la seule rivière navigable de Sardaigne. Castelsardo, au nord près d’Alghero, est un village forteresse suspendu au-dessus de la mer, réputé pour son artisanat de paniers en osier transmis de génération en génération.
| Site | Époque | Localisation | Tarif |
|---|---|---|---|
| Su Nuraxi di Barumini | ~1500 av. J.-C. | Centre, Barumini | ~10 € |
| Tharros | VIIIe s. av. J.-C. , époque romaine | Péninsule du Sinis | ~5 € |
| Bosa | Médiéval | Ouest, rivière Temo | Gratuit (ville) |
| Castelsardo | XIe siècle | Nord, près d’Alghero | Gratuit (village) |
Itinéraire pratique et meilleure période pour profiter des plus beaux endroits de Sardaigne
La Sardaigne se visite mieux quand on arrive au bon moment. En juillet-août, l’île est magnifique , et bondée. Les prix de l’hébergement grimpent de plus de 50% par rapport au reste de la saison, et les plages les plus célèbres ressemblent parfois à des concerts en plein air sans la musique. Les réservations doivent se faire 3 à 4 mois à l’avance.
La vraie fenêtre idéale ? Mai-juin et septembre-octobre. La mer est chaude, les foules ont disparu, et les prix redeviennent raisonnables. Pour les voyageurs depuis la France ou le reste de l’Europe, c’est clairement la combinaison gagnante.
Pour un itinéraire de 10 jours bien rythmé :
- J1-J2 : Cagliari , ville, Castello, lagunes
- J3-J4 : Plages du sud (Chia, Villasimius)
- J5-J6 : Golfe d’Orosei (Cala Gonone, Cala Goloritzé)
- J7-J8 : Costa Smeralda et La Maddalena
- J9-J10 : Alghero et grottes de Neptune
Questions fréquentes sur les plus beaux endroits de Sardaigne
Combien de temps faut-il pour visiter les plus beaux endroits de Sardaigne ?
Comptez minimum 10 à 14 jours pour couvrir l’essentiel sans vous épuiser. Une semaine, c’est faisable, mais vous devrez faire des choix douloureux. Deux semaines permettent de combiner le nord (Costa Smeralda, Maddalena), le centre (Barbagia, Nuraghe Su Nuraxi) et le sud (Cagliari, Chia) sans l’impression de traverser l’île en courant. La Sardaigne récompense ceux qui prennent leur temps.
Quelle est la meilleure région pour une première visite en Sardaigne ?
Le sud est souvent le meilleur point d’entrée. Cagliari offre une vraie vie de ville, les plages de Chia et Villasimius figurent parmi les plus beaux endroits de Sardaigne, et les distances restent gérables. Le nord séduit davantage les voyageurs qui cherchent la Costa Smeralda ou l’archipel de La Maddalena, mais il est plus cher et plus fréquenté en été.
Les plages de Sardaigne sont-elles payantes ?
La plupart des plages sont gratuites et accessibles librement. Certaines proposent des zones de transats et parasols payants (entre 15 et 30 € la journée), mais rien n’oblige à les louer. Quelques sites naturels protégés, comme la Cala Luna ou certaines criques du Golfo di Orosei, demandent un ticket d’accès ou une réservation obligatoire en haute saison, notamment en juillet-août.
Faut-il absolument une voiture pour explorer la Sardaigne ?
Honnêtement, oui. Les transports en commun existent mais restent lents, peu fréquents et ne desservent pas les sites isolés. Une voiture de location (comptez 30 à 60 € par jour selon la saison) change radicalement l’expérience. Elle permet d’atteindre les criques cachées, les villages de l’intérieur et les sites archéologiques sans dépendre d’horaires de bus souvent incompatibles avec une journée de visite.
Quels sont les villages les plus pittoresques de Sardaigne à ne pas manquer ?
Bosa, avec ses maisons colorées au bord du Temo, est probablement le plus photogénique. Castelsardo domine la mer depuis son promontoire rocheux. Orgosolo, dans la Barbagia, est célèbre pour ses fresques murales politiques. Aggius et Oliena offrent une Sardaigne authentique loin des foules. Ces villages complètent parfaitement les plus beaux endroits de Sardaigne côtiers et donnent une vraie profondeur au voyage.
Par où commencer concrètement votre voyage en Sardaigne ?
La Sardaigne ne se résume pas à une carte postale de plage turquoise, même si on comprend pourquoi cette image colle à l’île. Ce qu’on retient, c’est surtout ça : la diversité oblige à choisir. Plages sauvages du Golfo di Orosei, ruelles médiévales de Cagliari, nuraghi perdus dans le maquis , impossible de tout faire, et c’est très bien ainsi.
Deuxième point concret : le timing change tout. Mai-juin ou septembre, c’est la fenêtre idéale. La mer est chaude, les parkings sont encore humains, et les prix n’ont pas décollé vers des sommets stratosphériques. Juillet-août reste beau, mais nettement plus éprouvant , et plus onéreux.
Enfin, une voiture et quelques réservations anticipées suffisent à débloquer les plus beaux endroits de Sardaigne que les voyageurs pressés ne verront jamais. Ce n’est pas une île compliquée. Elle demande juste un minimum de préparation.
Alors : ouvrez un comparateur de vols, bloquez deux semaines en mai ou en septembre, et réservez votre voiture dès maintenant. La Sardaigne, ça se mérite , et ça se prépare.
